Une véritable révolution pour les jardiniers de la ville.
On utilise désormais des tondeuses fonctionnant au biocarburant et au lubrifiant végétal, ou parfois même, en guise de tondeuses, des moutons d'Ecosse, semi-sauvages. Au parc de la Tête-d'Or (le Central Park lyonnais), ce sont des chevaux qui ont pris la place des bennes de ramassage à ordures. Sous les 55 000 arbres, on ne ramasse plus les feuilles, elles viennent naturellement enrichir l'humus. Les branches élaguées sont broyées pour servir de paillage au pied des arbustes, évitant ainsi l'évaporation et le désherbage. On coupe les gazons moins ras, ils ont ainsi besoin de moins d'arrosage.
Les produits phytosanitaires sont proscrits, les désherbants remplacés par de l'eau chaude, les insecticides par des coccinelles ou autres prédateurs naturels...

Ces changements d'habitudes sont également source de pédagogie.
Dans les jardins publics, questionnés par les passants, les jardiniers ont pour mission d'expliquer ces gestes nouveaux et d'encourager les Lyonnais à les reproduire

Catherine Lagrange (à Lyon)
© le point 15/09/05 - N°1722 - Page 22 - 194 mots