Patrick VIVERET – Philosophe et Magistrat à la Cour des Comptes :
Risque d'une combinaison d'une catastrophe naturelle majeure avec une crise financière mondiale. Les marchés financiers (spéculation) sont complètement décorrélés de la réalité de l'économie. Un rapport de 1 à 5 ou 1 à 10 peut être acceptable mais 1 à 100 non (risque si panique).
Le commerce mondial (échanges de biens et services) estimé à 8 000 mds USD/an comparé à des flux financiers de 2 000 mds USD/jour.
Dysfonctionnement du système monétaire mondial qui provoque :
  • sous monétarisation (stérilité) des pays pauvres qui ont pourtant des richesses à échanger
  • hyper inflation (inondation) dans les pays industrialisés

La création monétaire : monnaie en circulation actuellement provient pour seulement 15% du domaine public et pour 85% des banques commerciales (par le Crédit). Ce transfert de création de monnaie aux banques commerciales a pour effet de créer un effet de rareté dans les pays pauvres et une inondation dans les pays riches.
Il faut redonner le statut d'Echange à la monnaie ainsi que son rôle d'évaluation de la richesse réelle. Principe de réalité. Elle doit servir d'échange et ne doit pas être considérée comme un bien spéculatif. Qu'elle soit rémunérée (taux d'intérêt) incite à la thésaurisation et non au réinvestissement dans le système économique. Il faut renoncer à l'intérêt positif.
Projet SOL : élaboration en cours d'une monnaie avec des partenaires comme la MACIF, MAIF, Chèques Déjeuners…).