Nicolas Sarkozy présente ses idées vertes
Par Doudou, vendredi 21 octobre 2005 à 08:39 :: Revue de presse :: #80 :: rss
UMP Lors d'une convention de son parti, consacrée à l'écologie, le ministre d'Etat a proclamé son ambition de régler tous les problèmes de l'environnement «en une génération».
Non, Nicolas Sarkozy n'a pas voulu piétiner les plates-bandes de Jacques Chirac, en consacrant une convention thématique de l'UMP à l'écologie. La preuve : il n'a pas prononcé une seule fois le nom du chef de l'Etat, hier après-midi, dans son intervention de clôture. Même quand il a jugé que «le pouvoir constituant a eu raison de donner au principe de précaution une valeur constitutionnelle», une allusion plus que discrète au combat du président de la République pour l'adoption de la Charte de l'environnement.
En matière d'écologie, aussi, le futur candidat de l'UMP a voulu tenir un discours de «rupture». La «continuité», il la laisse à Dominique de Villepin, qui va présider lundi prochain un comité interministériel sur l'Environnement. L'apparition subite de cette réunion dans l'agenda gouvernemental, il y a deux jours, a fait la joie des sarkozystes. «Les pauvres..., a commenté hier en aparté Sarkozy lui-même. Ça prouve que je donne des idées !» Des idées qu'il ira d'ailleurs défendre personnellement à Matignon, lundi, au cas où «on» essayerait de lui en voler la paternité.
En attendant, il s'est offert un autre plaisir : la présence à sa convention d'un bataillon d'ex-chiraquiens. Des anciens ministres de l'Environnement comme Serge Lepeltier et Roselyne Bachelot, qui a affirmé au micro : «S'il est un domaine où le concept de rupture cher à Nicolas Sarkozy prend tout son sens, c'est bien celui de la protection de l'environnement.» Un ancien ministre des Affaires Etrangères, Michel Barnier, lui aussi passé par l'Environnement sous le gouvernement Balladur et qui, lui non plus, n'a pas digéré son éviction du gouvernement.
«Une écologie de la conjugaison»
Autre motif de fierté de Sarkozy : la présence de Nicolas Hulot, porte-parole de la cause écologiste sur la scène mondiale, réputé être, jusqu'à ces derniers mois, l'interlocuteur privilégié de Jacques Chirac sur ces questions. Le producteur a interrompu un tournage au Chili pour participer à la convention de l'UMP. Officiellement, parce que «toute tribune est bonne à prendre, de droite comme de gauche», et non en raison d'une quelconque brouille avec l'Elysée. «Le dialogue avec le chef de l'Etat sur ces sujets-là est constant», a-t-il sobrement affirmé, refusant de commenter l'évolution de ses relations personnelles avec Jacques Chirac.
Sans doute pour prouver sa neutralité, Nicolas Hulot s'est interrogé sur les motivations de l'organisateur du colloque : «Conviction» ou «stratégie» ? Sarkozy, parce qu'il se veut «malin», n'a pas récusé l'arrière-pensée stratégique, tout en s'efforçant de se montrer «vraiment convaincu» de la nécessité d'inciter la droite à «renouveler en profondeur sa perception de l'écologie».
Le «projet» que le patron de l'UMP a soumis hier à ses troupes ne pèche pas par excès de modestie : «Engager en cinq ans les actions nécessaires pour que tous les problèmes écologiques de la France soient résolus d'ici une génération». «Tous», sauf un : Nicolas Sarkozy a concédé qu'il faudrait au moins «deux générations pour le climat». Pour y parvenir, il veut d'abord «rompre» avec la culture du «secret». Il a proposé la création d'instances indépendantes chargées de veiller à la protection de l'environnement en général et au développement du nucléaire en particulier. Il a aussi prôné l'instauration d'un «grand ministère de l'Ecologie regroupant au minimum l'énergie, les transports et l'équipement».
La deuxième «rupture» prônée par le ministre-candidat a pour objectif de «réconcilier les Français entre eux». Tout en estimant légitimes les inquiétudes suscitées par le progrès scientifique, il s'en est pris avec vigueur aux «orphelins de la pensée marxiste-léniniste qui se sont engouffrés dans la brèche», à commencer par les Verts. Nicolas Sarkozy veut «passer d'une écologie de la division à une écologie de la conjugaison», tout en «réconciliant l'écologie et la croissance économique».
http://www.lefigaro.fr
En matière d'écologie, aussi, le futur candidat de l'UMP a voulu tenir un discours de «rupture». La «continuité», il la laisse à Dominique de Villepin, qui va présider lundi prochain un comité interministériel sur l'Environnement. L'apparition subite de cette réunion dans l'agenda gouvernemental, il y a deux jours, a fait la joie des sarkozystes. «Les pauvres..., a commenté hier en aparté Sarkozy lui-même. Ça prouve que je donne des idées !» Des idées qu'il ira d'ailleurs défendre personnellement à Matignon, lundi, au cas où «on» essayerait de lui en voler la paternité.
En attendant, il s'est offert un autre plaisir : la présence à sa convention d'un bataillon d'ex-chiraquiens. Des anciens ministres de l'Environnement comme Serge Lepeltier et Roselyne Bachelot, qui a affirmé au micro : «S'il est un domaine où le concept de rupture cher à Nicolas Sarkozy prend tout son sens, c'est bien celui de la protection de l'environnement.» Un ancien ministre des Affaires Etrangères, Michel Barnier, lui aussi passé par l'Environnement sous le gouvernement Balladur et qui, lui non plus, n'a pas digéré son éviction du gouvernement.
«Une écologie de la conjugaison»
Autre motif de fierté de Sarkozy : la présence de Nicolas Hulot, porte-parole de la cause écologiste sur la scène mondiale, réputé être, jusqu'à ces derniers mois, l'interlocuteur privilégié de Jacques Chirac sur ces questions. Le producteur a interrompu un tournage au Chili pour participer à la convention de l'UMP. Officiellement, parce que «toute tribune est bonne à prendre, de droite comme de gauche», et non en raison d'une quelconque brouille avec l'Elysée. «Le dialogue avec le chef de l'Etat sur ces sujets-là est constant», a-t-il sobrement affirmé, refusant de commenter l'évolution de ses relations personnelles avec Jacques Chirac.
Sans doute pour prouver sa neutralité, Nicolas Hulot s'est interrogé sur les motivations de l'organisateur du colloque : «Conviction» ou «stratégie» ? Sarkozy, parce qu'il se veut «malin», n'a pas récusé l'arrière-pensée stratégique, tout en s'efforçant de se montrer «vraiment convaincu» de la nécessité d'inciter la droite à «renouveler en profondeur sa perception de l'écologie».
Le «projet» que le patron de l'UMP a soumis hier à ses troupes ne pèche pas par excès de modestie : «Engager en cinq ans les actions nécessaires pour que tous les problèmes écologiques de la France soient résolus d'ici une génération». «Tous», sauf un : Nicolas Sarkozy a concédé qu'il faudrait au moins «deux générations pour le climat». Pour y parvenir, il veut d'abord «rompre» avec la culture du «secret». Il a proposé la création d'instances indépendantes chargées de veiller à la protection de l'environnement en général et au développement du nucléaire en particulier. Il a aussi prôné l'instauration d'un «grand ministère de l'Ecologie regroupant au minimum l'énergie, les transports et l'équipement».
La deuxième «rupture» prônée par le ministre-candidat a pour objectif de «réconcilier les Français entre eux». Tout en estimant légitimes les inquiétudes suscitées par le progrès scientifique, il s'en est pris avec vigueur aux «orphelins de la pensée marxiste-léniniste qui se sont engouffrés dans la brèche», à commencer par les Verts. Nicolas Sarkozy veut «passer d'une écologie de la division à une écologie de la conjugaison», tout en «réconciliant l'écologie et la croissance économique».
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Commentaires
1. Le jeudi 20 octobre 2005 à 08:47, par Doudou
2. Le vendredi 21 octobre 2005 à 16:08, par Guillaume
3. Le lundi 27 mars 2006 à 13:35, par lord87
4. Le mardi 13 mars 2007 à 19:07, par jul
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