Pour se chauffer, rien ne vaut une vache
Par Doudou, jeudi 27 octobre 2005 à 08:15 :: Revue de presse :: #82 :: rss
Des chercheurs ont trouve le moyen de faire fonctionner des piles a combustible a partir de bouse de vache ou de detritus.
Vous cherchez un combustible revolutionnaire pour recharger vos appareils electriques ? La bouse de vache est faite pour vous.
Des chercheurs de l’universite de l’Ohio ont reussi a faire fonctionner des piles a combustible avec du fumier. Les bouses generent en effet suffisamment d’electricite pour recharger les piles d’un baladeur. Cette experience n’est que l’un des nombreux exemples de la determination d’ingenieurs visionnaires qui cherchent a creer des piles a combustible, lesquelles generent de l’electricite par reaction chimique, pour une utilisation dans la vie quotidienne.
En regle generale, les efforts des chercheurs se concentrent sur la meilleure facon de produire et d’utiliser de l’hydrogene, le combustible ideal pour ce genre de piles. Mais l’hydrogene est d’une manipulation complexe : il doit etre stocke sous de hautes pressions a basse temperature, et sa production exige egalement de grandes quantites d’energies fossiles. C’est pourquoi certains chercheurs tentent aujourd’hui de trouver d’autres types de combustibles.
C’est la que la bouse de vache entre en scene. Plusieurs laboratoires etudient le potentiel de certaines bacteries susceptibles de faire fonctionner les piles a combustible, bacteries qui sont presentes, par exemple, dans les detritus. Les chercheurs de l’Ohio se sont inspires de l’un des systemes les plus efficaces de traitement des bacteries disponibles dans la nature : l’estomac principal de la vache. Les bacteries presentes dans la panse de la vache liberent des electrons qui degradent la cellulose. Les chercheurs ont utilise ce liquide de fermentation comme source d’electrons pour alimenter en electricite une pile a combustible. D’apres les declarations de l’equipe de chercheurs, c’est la premiere fois qu’une pile a combustible de ce genre fonctionne a la cellulose. Hamid Rismani-Yazdi, principal auteur de cette etude, estime que la bouse de vache pourrait etre le combustible ideal. Elle contient les memes bacteries que celles qui sont presentes dans la panse de la vache et suffisamment de residus de cellulose pour les faire prosperer. Hamid Rismani-Yazdi et Ann Christy, coauteur de l’etude, et leurs etudiants ont reussi a faire fonctionner des piles a la bouse de vache qui produisent chacune de 300 a 400 millivolts. Ils sont parvenus a recharger leurs telephones portables en mettant en serie plusieurs piles.
A l’universite Purdue, dans l’Illinois, Evgeny Shafirovich et ses collegues etudient un autre procede : des petites boules qui liberent de l’hydrogene et qui sont inserees dans des cartouches de la taille d’une carte de credit. L’hydrogene permettrait de faire fonctionner de minuscules piles a combustible qui a leur tour pourraient recharger les batteries d’ordinateurs et de telephones portables et de gadgets electroniques. Ces boulettes contiennent un melange de particules microscopiques d’aluminium et de borohydride de sodium. Ce melange ferait office de catalyseur pour decomposer l’eau en hydrogene et en oxygene. Selon Evgeny Shafirovich, l’utilisation de melanges chimiques de ce genre pour produire de l’hydrogene permettrait de resoudre les problemes de manipulations lies a ce combustible.
Un autre chercheur de l’universite Purdue, Mahdi Abu-Omar, a trouve une autre solution. Son laboratoire a reussi a produire de l’hydrogene avec de l’eau et des molecules organiques appelees les organosilanes. Le rhenium, un metal rare, sert de catalyseur. “Nous savons desormais que l’on peut produire de l’hydrogene a partir d’eau et d’une matiere organique. C’est un point capital. Peut-etre pouvons-nous trouver d’autres catalyseurs capables de produire de l’hydrogene a partir de detritus”, explique-t-il. De son cote, Hamid Rismani-Yazdi croit beaucoup a la bouse de vache. “Nous avons bon espoir qu’un jour les eleveurs puissent utiliser leurs reserves de fumier comme une enorme pile a combustible et produire suffisamment d’electricite pour alimenter leurs installations”, conclut-il.
Courrier international n° 781, 20/10/05
Robert C. Cowen, The Christian Science Monitor
En regle generale, les efforts des chercheurs se concentrent sur la meilleure facon de produire et d’utiliser de l’hydrogene, le combustible ideal pour ce genre de piles. Mais l’hydrogene est d’une manipulation complexe : il doit etre stocke sous de hautes pressions a basse temperature, et sa production exige egalement de grandes quantites d’energies fossiles. C’est pourquoi certains chercheurs tentent aujourd’hui de trouver d’autres types de combustibles.
C’est la que la bouse de vache entre en scene. Plusieurs laboratoires etudient le potentiel de certaines bacteries susceptibles de faire fonctionner les piles a combustible, bacteries qui sont presentes, par exemple, dans les detritus. Les chercheurs de l’Ohio se sont inspires de l’un des systemes les plus efficaces de traitement des bacteries disponibles dans la nature : l’estomac principal de la vache. Les bacteries presentes dans la panse de la vache liberent des electrons qui degradent la cellulose. Les chercheurs ont utilise ce liquide de fermentation comme source d’electrons pour alimenter en electricite une pile a combustible. D’apres les declarations de l’equipe de chercheurs, c’est la premiere fois qu’une pile a combustible de ce genre fonctionne a la cellulose. Hamid Rismani-Yazdi, principal auteur de cette etude, estime que la bouse de vache pourrait etre le combustible ideal. Elle contient les memes bacteries que celles qui sont presentes dans la panse de la vache et suffisamment de residus de cellulose pour les faire prosperer. Hamid Rismani-Yazdi et Ann Christy, coauteur de l’etude, et leurs etudiants ont reussi a faire fonctionner des piles a la bouse de vache qui produisent chacune de 300 a 400 millivolts. Ils sont parvenus a recharger leurs telephones portables en mettant en serie plusieurs piles.
A l’universite Purdue, dans l’Illinois, Evgeny Shafirovich et ses collegues etudient un autre procede : des petites boules qui liberent de l’hydrogene et qui sont inserees dans des cartouches de la taille d’une carte de credit. L’hydrogene permettrait de faire fonctionner de minuscules piles a combustible qui a leur tour pourraient recharger les batteries d’ordinateurs et de telephones portables et de gadgets electroniques. Ces boulettes contiennent un melange de particules microscopiques d’aluminium et de borohydride de sodium. Ce melange ferait office de catalyseur pour decomposer l’eau en hydrogene et en oxygene. Selon Evgeny Shafirovich, l’utilisation de melanges chimiques de ce genre pour produire de l’hydrogene permettrait de resoudre les problemes de manipulations lies a ce combustible.
Un autre chercheur de l’universite Purdue, Mahdi Abu-Omar, a trouve une autre solution. Son laboratoire a reussi a produire de l’hydrogene avec de l’eau et des molecules organiques appelees les organosilanes. Le rhenium, un metal rare, sert de catalyseur. “Nous savons desormais que l’on peut produire de l’hydrogene a partir d’eau et d’une matiere organique. C’est un point capital. Peut-etre pouvons-nous trouver d’autres catalyseurs capables de produire de l’hydrogene a partir de detritus”, explique-t-il. De son cote, Hamid Rismani-Yazdi croit beaucoup a la bouse de vache. “Nous avons bon espoir qu’un jour les eleveurs puissent utiliser leurs reserves de fumier comme une enorme pile a combustible et produire suffisamment d’electricite pour alimenter leurs installations”, conclut-il.
Courrier international n° 781, 20/10/05
Robert C. Cowen, The Christian Science Monitor
Commentaires
1. Le jeudi 27 octobre 2005 à 10:44, par Guillaume
2. Le jeudi 27 octobre 2005 à 14:01, par Doudou
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