Dans son coin, Alain Clément, ingénieur à l'Ecole centrale de Nantes, était sûr qu'il tenait le procédé idéal. Il l'a baptisé Searev, pour Système électrique autonome de récupération de l'énergie des vagues. Soutenu par le CNRS et la DGA, il s'attaque aujourd'hui à la fabrication d'un prototype à l'échelle 1/12.
Le Searev normal se présentera comme un flotteur étanche de 24 mètres de longueur occupé par une roue de béton de 400 tonnes évidée dans sa partie supérieure. Ainsi pourra-t-elle osciller au gré de la houle. Des bielles accrochées à cette roue transmettront le mouvement à des accumulateurs hydrauliques qui entraîneront à leur tour des génératrices électriques. Le tout géré par une informatique de pointe.

Une ferme de deux cents Searev ancrés par 30 à 50 mètres de fond, à 5 ou 10 kilomètres des côtes, afficheront une centaine de mégawatts, soit l'équivalent d'une ferme éolienne, la détérioration du paysage en moins

Le Point n°1727, 20/10/05
Frédéric Lewino