A Paris, l'automobile recule, garages et pompes à essence disparaissent
Par Doudou, jeudi 8 décembre 2005 à 09:07 :: Revue de presse :: #95 :: rss
Transports Alors que les immatriculations et la circulation diminuent dans la capitale, les services liés à l'automobile quittent la ville, qui devient trop chère.
A PARIS, le nombre de voitures diminue et la colère des auto mobilistes augmente. Aux rues encombrées, au stationnement impossible et aux PV s'ajoute la disparition des stations-service et des garagistes. «Bientôt, ces services de proximité auront disparu, prédit Robert Palluat de Besset, président de l'Automobile Club de Paris. Tout est désormais conjugué pour que la vie des automobilistes parisiens soit impossible.»
Les statistiques publiées en octobre par la banque de données sur le commerce parisien pointent en effet une raréfaction des services dédiés à l'automo bile dans la capitale. En cinq ans, 13 stations-service, 21 magasins d'équipements ou encore 64 garages ont ainsi fermé leurs portes. «Les artisans n'ont ni les moyens ni la place de faire face à Paris, regrette René Rigaud, président de la Fédération nationale de l'artisanat automobile. Les uns après les autres, ils quittent la capitale pour s'installer en périphérie.»
La pression immobilière parisienne et les normes de sécurité ont pesé lourd sur les pompes à essence comme sur les réparateurs, qui occupent un espace conséquent au sol. «Vendre est désormais plus rentable qu'exploiter», explique le responsable d'un garage parisien confronté à une baisse régulière d'activité. «Dans certains coins de Paris, comme la porte Maillot, il faut désormais aller dans les parkings pour trouver des ateliers de réparation», dit-il.
Cette tendance, qui «ne tou che pas seulement Paris», s'explique aussi par l'augmentation du prix de l'essence, selon Gilbert Wahnich, président du groupe d'Eldorauto, chaîne spécialisée dans la vente d'accessoires et la réparation, dont l'enseigne implantée en 2001 sur l'avenue de la Grande-Armée a dû déménager en mai dernier dans un espace plus petit. Au total, 21 magasins d'équipements ont disparu depuis 2000.
Grogne du secteur
Soumis au même régime, les distributeurs qui fournissent les garages parisiens en pièces détachées ont subi une chute de leur activité.
«Depuis une quinzaine d'années, un nombre très important d'ateliers ont été vendus dans la capitale. Conséquence : les grossistes ont mis la clé sous la porte», remarque-t-on à la Fédération des syndicats de la distribution automobile, qui a aujourd'hui un unique adhérent à Paris – ils étaient encore trois en 2000 et vingt dix ans plus tôt.
L'ensemble du marché parisien de l'automobile semble ainsi aujourd'hui en repli. Dès lors, les mesures prises par la Mairie pour réduire le trafic dans les rues de la capitale nourrissent la grogne des représentants du secteur. Car le programme mis en oeuvre par Denis Baupin, adjoint au maire chargé des Transports, produit ses effets : la circulation automobile dans Paris intra muros a chuté de près de 14% depuis 2001, tandis que la fréquentation des transports en commun a augmenté de 7%, selon les dernières constatations de l'Observatoire des déplacements.
L'an dernier, le nombre de voitures immatriculées à Paris a chuté de 8%. Et ce sont moins de 50% des ménages qui sont désormais équipés. «Cette politique antivoiture aggrave le moral des automobilistes de la région parisienne», souligne René Rigaud, qui craint de voir les conducteurs renoncer définitivement à leur véhicule.
D'autant que l'effort fourni n'est pas encore compensé par une amélioration de la qualité de l'air. La concentration de polluants, enregistrée par Airparif aux abords des axes de circulation, demeure ainsi à des niveaux très élevés. Et aucun recul n'est, en ce domaine, observé.
Delphine Chayet [08 décembre 2005] - http://www.lefigaro.fr
Les statistiques publiées en octobre par la banque de données sur le commerce parisien pointent en effet une raréfaction des services dédiés à l'automo bile dans la capitale. En cinq ans, 13 stations-service, 21 magasins d'équipements ou encore 64 garages ont ainsi fermé leurs portes. «Les artisans n'ont ni les moyens ni la place de faire face à Paris, regrette René Rigaud, président de la Fédération nationale de l'artisanat automobile. Les uns après les autres, ils quittent la capitale pour s'installer en périphérie.»
La pression immobilière parisienne et les normes de sécurité ont pesé lourd sur les pompes à essence comme sur les réparateurs, qui occupent un espace conséquent au sol. «Vendre est désormais plus rentable qu'exploiter», explique le responsable d'un garage parisien confronté à une baisse régulière d'activité. «Dans certains coins de Paris, comme la porte Maillot, il faut désormais aller dans les parkings pour trouver des ateliers de réparation», dit-il.
Cette tendance, qui «ne tou che pas seulement Paris», s'explique aussi par l'augmentation du prix de l'essence, selon Gilbert Wahnich, président du groupe d'Eldorauto, chaîne spécialisée dans la vente d'accessoires et la réparation, dont l'enseigne implantée en 2001 sur l'avenue de la Grande-Armée a dû déménager en mai dernier dans un espace plus petit. Au total, 21 magasins d'équipements ont disparu depuis 2000.
Grogne du secteur
Soumis au même régime, les distributeurs qui fournissent les garages parisiens en pièces détachées ont subi une chute de leur activité.
«Depuis une quinzaine d'années, un nombre très important d'ateliers ont été vendus dans la capitale. Conséquence : les grossistes ont mis la clé sous la porte», remarque-t-on à la Fédération des syndicats de la distribution automobile, qui a aujourd'hui un unique adhérent à Paris – ils étaient encore trois en 2000 et vingt dix ans plus tôt.
L'ensemble du marché parisien de l'automobile semble ainsi aujourd'hui en repli. Dès lors, les mesures prises par la Mairie pour réduire le trafic dans les rues de la capitale nourrissent la grogne des représentants du secteur. Car le programme mis en oeuvre par Denis Baupin, adjoint au maire chargé des Transports, produit ses effets : la circulation automobile dans Paris intra muros a chuté de près de 14% depuis 2001, tandis que la fréquentation des transports en commun a augmenté de 7%, selon les dernières constatations de l'Observatoire des déplacements.
L'an dernier, le nombre de voitures immatriculées à Paris a chuté de 8%. Et ce sont moins de 50% des ménages qui sont désormais équipés. «Cette politique antivoiture aggrave le moral des automobilistes de la région parisienne», souligne René Rigaud, qui craint de voir les conducteurs renoncer définitivement à leur véhicule.
D'autant que l'effort fourni n'est pas encore compensé par une amélioration de la qualité de l'air. La concentration de polluants, enregistrée par Airparif aux abords des axes de circulation, demeure ainsi à des niveaux très élevés. Et aucun recul n'est, en ce domaine, observé.
Delphine Chayet [08 décembre 2005] - http://www.lefigaro.fr
Commentaires
1. Le jeudi 8 décembre 2005 à 09:08, par Doudou
2. Le vendredi 9 décembre 2005 à 14:45, par Guillaume
3. Le vendredi 9 décembre 2005 à 16:21, par Jnoun
4. Le mercredi 14 décembre 2005 à 11:59, par Guillaume
5. Le mercredi 14 décembre 2005 à 13:38, par doudou
6. Le samedi 16 juin 2007 à 13:53, par ETVOILAQUELESNUAGES
7. Le mardi 18 septembre 2007 à 00:46, par B
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