Les anciennes varietes potageres au tribunal
Par Doudou, vendredi 10 février 2006 à 07:41 :: Revue de presse :: #108 :: rss
Depuis des millenaires, les paysans ont produit leurs semences, en ont ameliore, selectionne et cree de nouvelles varietes, qu'il s'agisse de cereales, de legumes ou fruits, pour une adaptation toujours plus grande a leurs conditions de cultures locales.
Avec l'arrivee du XXe siecle, les choses ont progressivement evolue, et les agriculteurs se voient de plus en plus depossede de cet heritage, a savoir des dizaines de milliers de varietes differentes de plantes, par les industriels de la semence.
En l'espace d'un siecle, des milliers d'anciennes varietes ont ainsi disparu en Europe et en Amerique du Nord.
Avec l'arrivee du XXe siecle, les choses ont progressivement evolue, et les agriculteurs se voient de plus en plus depossede de cet heritage, a savoir des dizaines de milliers de varietes differentes de plantes, par les industriels de la semence.
En l'espace d'un siecle, des milliers d'anciennes varietes ont ainsi disparu en Europe et en Amerique du Nord.
Aujourd'hui, mis a part quelques petits producteurs et/ou distributeurs dissemines ici et la, il est difficile de se procurer des varietes anciennes, veritable patrimoine de l'humanite. La situation pourrait meme se compliquer car l'association Kokopelli, qui propose plus de 1 200 varietes anciennes de legumes, fleurs et cereales issues de l'agriculture bio, est assignee en justice de la societe Graines Baumaux qui considere comme deloyale la concurrence de l'association.
Il est vrai que pour etre legalement commercialisee, une variete potagere doit etre inscrite sur le catalogue officiel des especes et varietes de legumes, et que les semences anciennes, proposees par l'association Kokopelli, ne figurent pas toutes sur ce catalogue dont les portes sont grandes ouvertes aux varietes hybrides…
Au-dela de l'assignation de Kokopelli devant les tribunaux, c'est le droit de chacun a cultiver, semer, acheter, transmettre, consommer, tout vegetal qui est mis en cause. Si Kokopelli devait cesser cette diffusion, d'autres structures pourraient suivre le meme chemin, remettant en cause la conservation de centaines de varietes specifiques, faute d'un relais de distribution.
Pourtant, a l'heure ou le rechauffement climatique est de plus en plus perceptible, un reservoir de varietes dites anciennes pourrait s'averer utile pour permettre a l'agriculture de s'adapter a l'evolution du climat. Pour cela, il suffirait de supprimer l'obligation d'inscription au catalogue officiel qui, rappelons-le, est payante (1), ce qui aurait pour effet de liberer l'acces, de tous, a toutes les semences.
C'est d'ailleurs ce que demande, a sa facon, Kokopelli dans une petition intitulee 'Liberons les semences', en estimant que 'le maintien de la biodiversite est facteur de securite, d’independance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain'.
(1) Le cout de l’inscription au catalogue officiel, pour une variete de cereales, s'eleve a plus de 8 000 € pour les 10 premieres annees. Ce cout prohibitif empeche l'inscription des varietes anciennes, tres nombreuses.
L’etat de la Planete, 30/01/06 - Pascal Farcy
Il est vrai que pour etre legalement commercialisee, une variete potagere doit etre inscrite sur le catalogue officiel des especes et varietes de legumes, et que les semences anciennes, proposees par l'association Kokopelli, ne figurent pas toutes sur ce catalogue dont les portes sont grandes ouvertes aux varietes hybrides…
Au-dela de l'assignation de Kokopelli devant les tribunaux, c'est le droit de chacun a cultiver, semer, acheter, transmettre, consommer, tout vegetal qui est mis en cause. Si Kokopelli devait cesser cette diffusion, d'autres structures pourraient suivre le meme chemin, remettant en cause la conservation de centaines de varietes specifiques, faute d'un relais de distribution.
Pourtant, a l'heure ou le rechauffement climatique est de plus en plus perceptible, un reservoir de varietes dites anciennes pourrait s'averer utile pour permettre a l'agriculture de s'adapter a l'evolution du climat. Pour cela, il suffirait de supprimer l'obligation d'inscription au catalogue officiel qui, rappelons-le, est payante (1), ce qui aurait pour effet de liberer l'acces, de tous, a toutes les semences.
C'est d'ailleurs ce que demande, a sa facon, Kokopelli dans une petition intitulee 'Liberons les semences', en estimant que 'le maintien de la biodiversite est facteur de securite, d’independance alimentaire et de nourritures abondantes pour demain'.
(1) Le cout de l’inscription au catalogue officiel, pour une variete de cereales, s'eleve a plus de 8 000 € pour les 10 premieres annees. Ce cout prohibitif empeche l'inscription des varietes anciennes, tres nombreuses.
L’etat de la Planete, 30/01/06 - Pascal Farcy
Commentaires
1. Le vendredi 10 février 2006 à 18:54, par Guillaume
2. Le dimanche 12 février 2006 à 10:45, par Flo
3. Le dimanche 12 février 2006 à 10:51, par Guillaume
4. Le dimanche 12 février 2006 à 12:37, par Doudou
5. Le mardi 21 février 2006 à 11:24, par Doudou
6. Le vendredi 24 février 2006 à 09:13, par Guillaume
7. Le mercredi 1 mars 2006 à 12:51, par Guillaume
8. Le samedi 4 mars 2006 à 17:56, par phylaber
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