Premier article sur le débat actuel (je vous fait un petit résumé) :
PARIS (Reuters) - Le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques actuellement en débat à l'Assemblée nationale est loin de faire l'unanimité.

Un an après son adoption au Sénat, agriculteurs, écologistes et consommateurs s'affrontent sur le principe du "pollueur-payeur".
Ce dispositif a été écarté du texte présenté la semaine dernière par la ministre de l'Ecologie Nelly Olin. Le projet dont l'objectif est de parvenir à "un bon état écologique" de l'eau d'ici 2015 doit être voté le 30 mai par les députés.

Dix ans de tergiversations pour aboutir à la version finale du texte et deux ans de débats publics n'ont pas suffi à concilier les positions des protagonistes, ni sur le prix de l'eau ni sur la répartition des taxes ou les moyens de réduire les pollutions.

Seul point de consensus: la nécessité de réaliser des économies d'eau en France après trois années de sécheresse consécutives.

Mais l'enjeu pour les associations de défense des consommateurs ne se limite pas au seul retour à un "bon état écologique", conformément à une directive européenne datant d'octobre 2000.

La facture des particuliers, qui a augmenté plus rapidement que le coût de la vie, est au coeur des préoccupations. Le gaspillage, les fuites ou les équipements n'expliquent pas à eux seuls la flambée des prix, estime l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir.
La facture a plus que doublé en quinze ans et varie du simple au double selon les départements.
[...] PRIX ABUSIFS, PAYSANS MÉNAGÉS

L'UFC dénonce les prix "abusifs" pratiqués dans les grandes villes. Selon l'association, les usagers d'Ile-de-France sont par exemple facturés 2,5 fois plus que le coût réel de l'eau.
Côté qualité, des experts du Muséum d'Histoire naturelle jugent "inquiétant" l'état sanitaire de 50% à 75% des eaux françaises. Seules 25% parviendront à un "bon état" écologique en 2015, estiment-ils.
La Bretagne, importante région agricole, est dans la ligne de mire.
[...]
En période estivale, les agriculteurs utilisent 79% de l'eau consommée en France contre 10% pour les particuliers.

Or, le budget des agences de traitement de l'eau est financé à hauteur de 85% par les particuliers contre 1% pour les agriculteurs et 15% pour les industriels.
Le projet de loi propose de relever la part des paysans à 4%, un niveau jugé insuffisant par l'UFC qui se demande si "les consommateurs vont continuer à payer pour dépolluer une eau essentiellement souillée par les autres".
[...]
Dans le concert de protestations du monde paysan, seule la Confédération paysanne prône "la mise en place de redevances selon le principe "pollueur-payeur", de façon proportionnée.
Merci la confédération paysanne !!! Ce sont bien les seuls qui soient lucides dans cette histoire
Pis tiens y a qu'a taxer plsu les agriculteurs sur la pollution de l'eau, cela les ammenera à réduire cette polution, donc de réduire les traitements (quoi qu'on en disent y a pas encore des 'raisonnés' partout en France ou alors on a pas la même notion de 'raison'

En parlant d'eau, un autre sujet sur la récupération :
Crédit d'impôt pour l'installation d'un système de récupération de l'eau de pluie

AP | 18.05.06 | 11:22
PARIS (AP)

Face à la raréfaction des ressources d'eau, les députés ont adopté tôt jeudi un amendement qui accorde un crédit d'impôt aux particuliers qui installeront chez eux un système de récupération de l'eau de pluie entre début 2007 et fin 2011.
Cet amendement au projet de loi sur l'eau a été adopté à l'unanimité, contre l'avis de la ministre de l'Ecologie Nelly Olin qui s'est inquiétée d'un alourdissement des charges de l'Etat. Ainsi a-t-elle demandé aux députés d'attendre les conclusions d'un rapport sur la fiscalité environnementale, attendues pour juillet. En vain.

Concrètement, les particuliers qui installeront à leur domicile un système de récupération et de traitement des eaux de pluie entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2011 auront droit à un crédit d'impôt. Celui-ci représentera 40% du montant des équipements et des travaux réalisés, dans la limite de 5.000 euros.
AP


Sympa mais pourquoi avoir attendu le 1er janvier 2007 pour inciter les gens a installer des sytemes ?

Maintenant que ce texte est passé les gens seraient bien 'bêtes' de ne pas attendre 7 mois pour acheter une cuve et s'en faire rembourser 40%...

Quand on pense qu'en Belgique l'installation d'une cinterne au moins 7 000 L est obligatoire pour toutes les maisons neuves... On pourrait en oblier qu'on est voisins...