Objectif : «les aider a mieux gerer ce probleme», selon Emmanuel Chauchat, directeur des marches publics de Sita, la filiale dechets de Suez a l'origine du dispositif (1).
L'empreinte ecologique est un indicateur environnemental qui exprime la pression que l'homme exerce sur la planete. Il se mesure en surface ou en nombre de planetes. L'empreinte ecologique de chaque Francais s'eleve a 5,88 hectares, ce qui signifie que, si tout le monde voulait vivre comme nous, il faudrait trois planetes. Mis en place en 1994, le concept a desormais un reseau mondial, le Global Footprint Network (GFN), cree en 2003 (2).
«Il existe differents niveaux pour interpreter l'empreinte ecologique», signale Thanh Nghiem, fondatrice de l'ONG Angenius qui developpe l'usage de l'outil de Sita. «Il y a ce que peut faire la collectivite, l'individu et l'entreprise. En faisant tourner le simulateur, la ville peut voir ce que representent les dechets et cela l'eclaire sur ce qu'elle peut faire.»

Avec 85 000 habitants et deux collectes hebdomadaires, l'agglomeration de La Roche-sur-Yon a teste le dispositif.
«Notre systeme a une empreinte de 31,6 metres carres par habitant», raconte Jean-Yves Le Sann, du Pays yonnais. Au total, la gestion des 30 000 tonnes de dechets represente 267 hectares, dont 60 % sont imputables au carburant utilise par les camions.

«Un axe de reflexion pour modifier la flotte de vehicules.»

(1) www.empreinte.sita.fr
(2) www.footprintnetwork.org

Liberation, 26/06/06 Laure Noualhat