L’auteure de l’étude, Maria José Lopez, a cherché la présence de 17 pesticides organochlorés, qui sont aussi des perturbateurs endocriniens. Elle a observé que le placenta des femmes contenait en moyenne 8 substances chimiques différentes, et parfois jusqu’à 15. Les pesticides les plus fréquents sont le 1,1-dichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)-éthylène (DDE) à 92.7%, le lindane à 74,8% et l’endosulfan-diol à 62.1%.

Selon Maria José Lopez, «on ne connaît pas réellement les conséquences d’une exposition aux pesticides perturbateurs du système endocrinien chez les enfants, mais on peut prédire qu’ils sont susceptibles de provoquer de sérieux effets puisque l’exposition du placenta se produit à des moments clés du développement embryonnaire».

(1) «Maternal-child exposure via the placenta to environmental chemical substances with hormonal activity», M. Lopez Espinosa, université de Grenade, Espagne