Pour la commission, l’étude produite par Greenpeace et qui a conduit l’Allemagne à prendre un moratoire sur le maïs MON810, ne s’appuie pas sur un protocole viable pour déterminer un éventuel impact environnemental, notamment sur des papillons et insectes prédateurs des ravageurs du maïs.

Le maïs transgénique concerné est autorisé à la culture commerciale dans l’Union Européenne depuis 1998. La CGB l’avait déjà préalablement examiné en avril 1996, avant d’exprimer un avis favorable. Fin avril de cette année, une décision de la justice allemande, saisie par un apiculteur de Bavière, avait abouti à un moratoire pour la céréale. Visiblement le Gouvernement allemand n’avait pas fait la même lecture de l’étude, en considérant que ce maïs est un facteur de risque pour la santé et l’environnement.

Pour Arnaud Apoteker, de Greenpeace, 'Si le gouvernement semble bel et bien sourd aux demandes des Français, des experts indépendants et des écologistes, il n’hésite pas à servir les intérêts des lobbies de l’agriculture intensive'.